Photo: Pati Grabowicz
Marlene Marti Bürgi (née en 1990 à Bâle) vit et travaille à Lausanne. En 2016, elle obtient un Master en muséologie et histoire des collections à l’Université de Leiden aux Pays-Bas. En tant que curatrice et historienne de l’art, elle gère divers projets, dirige l’offspace «Bad Posture» à Lausanne et rédige régulièrement des textes sur des expositions et des artistes contemporain-es. En 2023, Marlene Marti Bürgi reçoit une bourse d’encouragement de la Fondation Gebert pour la culture. Dans ce cadre, elle met en œuvre quatre expositions sous le titre «We the Parasites: A Playbook for Complicity» à l’Alte Fabrik et à la Kunst(Zeug)Haus de Rapperswil.
Photo: Regula Bearth
Ramon Iten, né en 1995 à Zurich, obtient son Bachelor in Fine Arts à la Haute école d’art de Zurich en 2024. Dans sa pratique artistique, il s’intéresse à des thèmes tels que la productivité, le travail, la perception et la valeur du temps. Il se consacre souvent à des tâches chronophages qui portent leurs fruits au-delà des critères traditionnels de productivité. Il souhaite prioritairement remettre en question l’idée selon laquelle la valeur de notre existence est déterminée par nos performances. Parallèlement à sa propre création artistique, il est actif dans l’organisation / la curation d’expositions au sein de l’offspace The Function et de l’association artistique Papillarya et travaille comme menuisier/technicien. Dans son congélateur, il conserve des boules de neige des hivers passés.
Projet
Un élément central du coaching est le projet d’archivage des listes de tâches. Les notes collectées par Ramon Iten ne sont pas seulement considérées comme des outils du quotidien, mais également comme une expression de l’auto-organisation individuelle et sociétale. Les listes, en apparence banales, deviennent des témoignages d’intention, de procrastination, d’échec et de progrès, se transformant ainsi en documents d’une réflexion artistique et existentielle sur ses propres actions. Ramon Iten et Marlene Marti Bürgi misent sur un dialogue ouvert et sans objectif prédéfini. Au cours de discussions régulières tout au long de l’année, ils réfléchissent sur le temps, les priorités et les tensions entre la liberté créative et les contraintes administratives. Le mentorat se conçoit moins comme une orientation que comme un espace de résonance pour des questions qui peuvent se développer librement, sans nécessiter de réponses immédiates.